L'Ecumeur de mer (French Edition) Buy on Amazon

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L'Ecumeur de mer (French Edition)

Book Details

ISBN / ASINB00IQXUQR0
ISBN-13978B00IQXUQR2
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Description

Ce livre comporte une table des matières dynamique, à été relu et corrigé.
Il est parfaitement mis en page pour une lecture sur liseuse électronique.


Extrait :

LA préface de la première édition de cet ouvrage contenait dans l’origine quelques mots sur la manière dont se peupla New-York, théâtre de la légende. L’histoire de l’Amérique est en général si peu connue, qu’il semble qu’une courte explication sur cette partie du sujet pourra aider le lecteur à comprendre plusieurs des incidents et des allusions que ce livre renferme.
Les premiers habitants de New-York, d’abord appelés New-Netherlands, furent des colons dépendants de la compagnie hollandaise des Indes orientales, qui s’y établirent en 1612. Les Hollandais restèrent maîtres du pays pendant environ un demi-siècle. À cette époque, les Anglais s’en emparèrent, au milieu d’une paix profonde  : mais bientôt ils abandonnèrent leur conquête, qui, en définitive, leur fut assurée par le traité d’Utrecht. Après une seconde invasion, faite cette fois en temps de guerre, Charles II, sous le règne duquel cette importante addition à l’empire britannique eut lieu, offrit la colonie à son frère, le duc d’York, à qui elle doit son nom actuel. L’avénement de ce prince au trône remit de nouveau la province sous l’influence immédiate de la couronne  ; elle y resta jusqu’à la révolution de 1776.
Un demi-siècle de pouvoir permit aux Hollandais de jeter de profondes racines dans la contrée  ; leurs noms s’y conservent encore, et l’écrivain se rappelle le temps où l’on entendait parler hollandais autant qu’anglais dans les rues d’Albany, capitale de l’État. Plusieurs de leurs usages se sont aussi tellement incorporés à ceux des Anglais de New-York, qu’ils semblent ne pouvoir plus en être séparés.
Il est souvent mention dans les feuilles de ce livre d’une classe de propriétaires territoriaux, qu’on désigne sous le nom de «  patrons.  » New-York, avant et après la conquête anglaise, était une des colonies aristocratiques de l’union américaine actuelle. Pendant la durée de l’autorité des Provinces-Unies, ces patrons exerçaient une espèce de juridiction territoriale, assez peu dissemblable de celle des seigneurs châtelains en Angleterre  ; et, lorsque les Anglais eurent pris possession du pays, on créa des fiefs où les lords tenaient des cours foncières, et jouissaient des autres privilèges féodaux si bien connus, qui étaient l’apanage de cette classe de propriétaires au dix-septième siècle.
Parmi les patrons, la famille de Van Rensselaer possédait plusieurs terres  ; l’une d’elles, entre autres, était dans l’origine et est encore la plus étendue et la plus lucrative qui soit dans la province. Cette famille comptait trois patrons, sinon plus, — de Rensselaerwyck ou d’Albany, ainsi qu’on le nommait d’ordinaire, de Greenbush et de Claverack  ; il est probable néanmoins que les deux derniers titres venaient d’une concession faite par le maître du premier fief, qui était le chef de son nom. On voit dans l’histoire de la colonie, qu’il y eut un temps où le patron d’Albany avait une forteresse sur les bords de l’Hudson avec un pavillon, et le droit de nommer un shérif. Tous les vaisseaux qui passaient sous le fort étaient obligés d’abaisser leur pavillon en signe de reconnaissance de ses droits, marque de soumission que les Anglais exigeaient naguère des autres nations dans la Manche.
Sous la domination de la Grande-Bretagne, les seigneurs châtelains étaient nombreux, comparativement au reste de la population. Les patrons conservèrent la plupart de leurs privilèges  ; on fit à des hommes influents des concessions considérables de ces terres devenues maintenant le territoire de la patrie.

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