Voyage avec les Eskimos du Labrador, 1880-1881 (French Edition)
Book Details
Author(s)Jacobsen Johan Adrian
PublisherHorizons Polaires
ISBN / ASIN0993674046
ISBN-139780993674044
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MarketplaceUnited States 🇺🇸
Description
En août 1880, lorsque le Norvégien Johan Adrian Jacobsen arrive au Labrador à bord de l’Eisbär, il cherche à recruter des « Eskimos » qui consentiraient à le suivre en Europe pour devenir la plus récente attraction des spectacles ethnographiques organisés par l’allemand Carl Hagenbeck, propriétaire d’une ménagerie et pionnier des « zoos humains ».
Deux familles acceptent l’offre de Jacobsen, mais peu de temps après leur arrivée en Europe, ils réalisent que leur décision n'était pas la bonne. Dès lors, leur voeu le plus cher devient de rentrer à la maison. Malheureusement, en moins de quatre mois, le groupe est décimé par la variole.
Les écrits de Johan Adrian Jacobsen étant une source essentielle pour comprendre les évènements, nous vous présentons ici la traduction française du journal qu’il a tenu de juin 1880 à janvier 1881.
Découvrez les pensées et états d'âme de ce jeune homme de 27 ans tout au long du périple; de sa quête infructueuse pour recruter des « Eskimos » au Groenland, son désespoir de voir qu'au Labrador les missionnaires moraves s'opposent eux aussi à son projet, sa jubilation lorsqu'Abraham accepte de l'accompagner avec sa famille, jusqu'au choc des deux premiers décès alors que les médecins allemands confirmaient qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, le moment où Abraham se voit dans l'obligation de remettre sa fillette de trois ans aux soins d’un hôpital en Allemagne, puis l'horreur d'être admis au pavillon des varioleux de hôpital Saint-Louis de Paris où tant les « Eskimos » que les Européens souffrent et meurent autour de lui.
Lorsque j’allai voir Ulrike peu après minuit, je vis que son combat touchait à sa fin. J’essayai de la réconforter, mais elle me fit signe que non de la main comme si elle ne voulait plus me voir; ce qui d’ailleurs n’était pas étonnant, car elle savait que tous les autres l’avaient précédée. Et je me sentis dans une certaine mesure coupable. Malheureux êtres humains. Leur mort, je ne l’ai pas voulue, et pourtant, si je n’étais pas allé au Labrador, comme tous leurs parents, ils vivraient encore. (Johan Adrian Jacobsen, 16 janvier 1881)
Note : Ce livre se veut être un complément au livre intitulé Sur les traces d’Abraham Ulrikab.
Deux familles acceptent l’offre de Jacobsen, mais peu de temps après leur arrivée en Europe, ils réalisent que leur décision n'était pas la bonne. Dès lors, leur voeu le plus cher devient de rentrer à la maison. Malheureusement, en moins de quatre mois, le groupe est décimé par la variole.
Les écrits de Johan Adrian Jacobsen étant une source essentielle pour comprendre les évènements, nous vous présentons ici la traduction française du journal qu’il a tenu de juin 1880 à janvier 1881.
Découvrez les pensées et états d'âme de ce jeune homme de 27 ans tout au long du périple; de sa quête infructueuse pour recruter des « Eskimos » au Groenland, son désespoir de voir qu'au Labrador les missionnaires moraves s'opposent eux aussi à son projet, sa jubilation lorsqu'Abraham accepte de l'accompagner avec sa famille, jusqu'au choc des deux premiers décès alors que les médecins allemands confirmaient qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, le moment où Abraham se voit dans l'obligation de remettre sa fillette de trois ans aux soins d’un hôpital en Allemagne, puis l'horreur d'être admis au pavillon des varioleux de hôpital Saint-Louis de Paris où tant les « Eskimos » que les Européens souffrent et meurent autour de lui.
Lorsque j’allai voir Ulrike peu après minuit, je vis que son combat touchait à sa fin. J’essayai de la réconforter, mais elle me fit signe que non de la main comme si elle ne voulait plus me voir; ce qui d’ailleurs n’était pas étonnant, car elle savait que tous les autres l’avaient précédée. Et je me sentis dans une certaine mesure coupable. Malheureux êtres humains. Leur mort, je ne l’ai pas voulue, et pourtant, si je n’étais pas allé au Labrador, comme tous leurs parents, ils vivraient encore. (Johan Adrian Jacobsen, 16 janvier 1881)
Note : Ce livre se veut être un complément au livre intitulé Sur les traces d’Abraham Ulrikab.
