Robespierre et la mère de Dieu (French Edition)
Book Details
Author(s)Gaston Lenôtre
ISBN / ASINB00JSATZI6
ISBN-13978B00JSATZI2
Sales Rank99,999,999
MarketplaceUnited States 🇺🇸
Description
Ce livre est parfaitement mis en page pour une lecture sur kindle
Extrait:
La tignasse déchevelée et tombante, le nez évasé, la bouche mince, le regard assuré d’un contremaître vigilant, fier de son métier, et qui, pour s’offrir au crayon du portraitiste, loin de passer son bel habit et sa chemise des dimanches, a gardé sa veste fripée, ouverte sur une cravate commune, nouée en bouffante : tel un dessin de l’an II nous montre le menuisier Duplay, qui approchait alors de la soixantaine. Venu jeune à Paris de son Gévaudan natal[1], marié vers 1765 à une honnête fille de Créteil, près de Charenton, Marie-Françoise Vaugeois, un peu plus âgée que lui, à la vérité, mais issue de trois générations de menuisiers[2], Duplay avait gagné l’aisance par trente années d’ordre et de labeur irréprochable. De son mariage étaient nés cinq enfants, dont quatre filles ; le garçon, prénommé Maurice, comme son père, commençait, en 1790, ses études au collège d’Harcourt[3]. Duplay avait, en outre, recueilli les deux orphelins de son frère, Jacques et Simon, qu’il employait comme ouvriers.
Extrait:
La tignasse déchevelée et tombante, le nez évasé, la bouche mince, le regard assuré d’un contremaître vigilant, fier de son métier, et qui, pour s’offrir au crayon du portraitiste, loin de passer son bel habit et sa chemise des dimanches, a gardé sa veste fripée, ouverte sur une cravate commune, nouée en bouffante : tel un dessin de l’an II nous montre le menuisier Duplay, qui approchait alors de la soixantaine. Venu jeune à Paris de son Gévaudan natal[1], marié vers 1765 à une honnête fille de Créteil, près de Charenton, Marie-Françoise Vaugeois, un peu plus âgée que lui, à la vérité, mais issue de trois générations de menuisiers[2], Duplay avait gagné l’aisance par trente années d’ordre et de labeur irréprochable. De son mariage étaient nés cinq enfants, dont quatre filles ; le garçon, prénommé Maurice, comme son père, commençait, en 1790, ses études au collège d’Harcourt[3]. Duplay avait, en outre, recueilli les deux orphelins de son frère, Jacques et Simon, qu’il employait comme ouvriers.


