Les Combats de Françoise du Quesnoy (French Edition)
Book Details
Author(s)Louis-Emile-Edmond Duranty
ISBN / ASINB00L6KX68G
ISBN-13978B00L6KX684
Sales Rank99,999,999
MarketplaceUnited States 🇺🇸
Description
Ce livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé. Il est mis en pages pour lecture sur liseuse électronique.
Extrait : Le marquis de Bejar, Espagnol immensément riche, donna un matin un déjeuner, après lequel on joua. À cinq heures de l’après-midi, un de ceux qui étaient là , M. du Quesnoy, avait perdu quatre-vingt mille francs. Rarement on vit un plus beau joueur. Il ne sourcilla pas. Quelques amateurs de mouvements passionnés, qui surveillaient curieusement son visage, y saisirent au passage à peine de légères et rapides contractions.
Néanmoins cette perte au jeu, si galamment supportée, fut pour M. du Quesnoy le point de départ de divers événements qui influèrent gravement sur sa vie. Le même jour, M. du Quesnoy alla passer la soirée chez une Mme Desgraves, femme de beaucoup d’esprit, dont le salon était un des plus agréables et des plus recherchés de Paris. Cette soirée avait lieu un peu en l’honneur d’un ami de cette dame, nommé Philippe Allart, qui revenait d’un long voyage en Asie, rapportant, avec un livre curieux dont on s’occupait, la réputation d’un homme courageux et intelligent.
Philippe Allart, qui faisait sa rentrée dans le monde parisien, trouva d’assez grands changements survenus parmi le personnel féminin surtout. Bien des jeunes filles s’étaient mariées et étaient devenues des femmes à la mode. Celles-ci avaient disparu, celles-là vieilli ...
Extrait : Le marquis de Bejar, Espagnol immensément riche, donna un matin un déjeuner, après lequel on joua. À cinq heures de l’après-midi, un de ceux qui étaient là , M. du Quesnoy, avait perdu quatre-vingt mille francs. Rarement on vit un plus beau joueur. Il ne sourcilla pas. Quelques amateurs de mouvements passionnés, qui surveillaient curieusement son visage, y saisirent au passage à peine de légères et rapides contractions.
Néanmoins cette perte au jeu, si galamment supportée, fut pour M. du Quesnoy le point de départ de divers événements qui influèrent gravement sur sa vie. Le même jour, M. du Quesnoy alla passer la soirée chez une Mme Desgraves, femme de beaucoup d’esprit, dont le salon était un des plus agréables et des plus recherchés de Paris. Cette soirée avait lieu un peu en l’honneur d’un ami de cette dame, nommé Philippe Allart, qui revenait d’un long voyage en Asie, rapportant, avec un livre curieux dont on s’occupait, la réputation d’un homme courageux et intelligent.
Philippe Allart, qui faisait sa rentrée dans le monde parisien, trouva d’assez grands changements survenus parmi le personnel féminin surtout. Bien des jeunes filles s’étaient mariées et étaient devenues des femmes à la mode. Celles-ci avaient disparu, celles-là vieilli ...
