PRONONCIATION ANGLAISE: ÉTYMOLOGIES FRANÇAISES (French Edition)
Book Details
Author(s)Mark and Agnes Thorin
ISBN / ASINB017C0G41O
ISBN-13978B017C0G415
Sales Rank99,999,999
MarketplaceUnited States 🇺🇸
Description
Le débutant croit que l’anglais est une langue facile, car il peut assez rapidement écrire des phrases simples. Ce n’est qu’en progressant qu’il découvre l’exubérance du vocabulaire courant (dix fois plus que le français ?), et la complexité encore plus grande de la grammaire, d’ailleurs jamais entièrement formalisée.
Mais il y a encore pire.
La prononciation de l’anglais est l’une des plus difficiles au monde, et un francophone éprouve beaucoup de difficultés à se faire comprendre; car, s’il existe quelques lignes directrices, il n’y a aucune règle générale, et l’orthographe est largement dissociée de la prononciation; au point qu’une syllabe écrite peut avoir des prononciations complètement différentes selon le mot où elle figure, et inversement différentes syllabes écrites de façons très différentes peuvent être prononcées exactement de la même manière.
De plus, la prononciation est variable et classe immédiatement le locuteur selon son origine géographique, son niveau d’études, et sa catégorie sociale. Heureusement, il existe une norme de fait, qui est en principe comprise de tous les anglophones, et enseignée aux étudiants étrangers. C’est naturellement celle-ci qui est adoptée dans l’ouvrage, destiné à aider le francophone.
L’ouvrage est présenté en trois colonnes:
• L’entrée du mot (parfois plusieurs sont admises). Les mots retenus (environ dix mille) doivent à la fois présenter une difficulté, avoir une probabilité assez forte d’être rencontrés, et être d’un niveau supérieur à ce qui est doit être assimilé au baccalauréat.
• Sa transcription phonétique où les lettres accentuées sont marquées en gras. La représentation, sans utilisation de l’alphabet international, a l’avantage de distinguer précisément la partie accentuée, qui ne coïncide pas toujours avec une syllabe.
• Son étymologie, lorsque le mot vient du français. Pourquoi ? C’est parce que les deux tiers du vocabulaire anglais proviennent du français (rarement directement du latin), et sont demeurés assez figés dans leur orthographe, leur sens, et leur prononciation; c’est en général le français qui évoluait, d’où les difficultés d’orthographier des mots voisins et de ne pas se tromper sur leur signification.
C’est aussi l’occasion de retrouver des mots, conservés en anglais, mais que le français a oubliés après les avoir donnés. Dire « les français » serait plus exact, puisqu’il est maintenant la fusion de plusieurs dialectes, avec hélas beaucoup de pertes; l’anglais provient surtout des langues d’oïl, particulièrement le normand et le picard, mais aussi des langues d’oc. Il ne faut pas oublier l’histoire.
Le français a inversement emprunté à l’anglais, depuis la séparation complète des deux pays, mais considérablement moins; quant au moderne « franglais », son influence regrettable est faible quoique voyante, et généralement éphémère.
L’intérêt de savoir l’étymologie pour mieux se souvenir de la prononciation correcte peut être illustré sur quelques exemples donnant souvent lieu à des erreurs.
• engine : le i doit-il être prononcé i ou aïe ? Sachant que le mot vient du français engin au sens d’outil, que si le français n’a pas d’accent, il a des syllabes plus ou moins longues et brèves, voire muettes, enfin que le g anglais est un dj français, on comprend que le i n’a aucune raison d’être diphtongué, surtout après l’attaque du en, et qu’il faut prononcer endjin’.
• development : où est l’accent tonique ? Sachant que l’origine est desveloper, on voit que la racine est velop où le e est plus long que le o, que des n’est qu’un préfixe, et donc que l’accent est sur vel.
• dowager : comment prononcer ce mot ? Partant de l’étymologie douag(i)ere, on remarque que le doua est très long, le ie bref, et le dernier e muet; comme le g suivi de e ou i se prononce j en français, l’accent est sur dow, donnant dowuhjer.
Les auteurs sont bilingues et binationaux, Professeur des Grandes Écoles et Professeur agrégée.
Mais il y a encore pire.
La prononciation de l’anglais est l’une des plus difficiles au monde, et un francophone éprouve beaucoup de difficultés à se faire comprendre; car, s’il existe quelques lignes directrices, il n’y a aucune règle générale, et l’orthographe est largement dissociée de la prononciation; au point qu’une syllabe écrite peut avoir des prononciations complètement différentes selon le mot où elle figure, et inversement différentes syllabes écrites de façons très différentes peuvent être prononcées exactement de la même manière.
De plus, la prononciation est variable et classe immédiatement le locuteur selon son origine géographique, son niveau d’études, et sa catégorie sociale. Heureusement, il existe une norme de fait, qui est en principe comprise de tous les anglophones, et enseignée aux étudiants étrangers. C’est naturellement celle-ci qui est adoptée dans l’ouvrage, destiné à aider le francophone.
L’ouvrage est présenté en trois colonnes:
• L’entrée du mot (parfois plusieurs sont admises). Les mots retenus (environ dix mille) doivent à la fois présenter une difficulté, avoir une probabilité assez forte d’être rencontrés, et être d’un niveau supérieur à ce qui est doit être assimilé au baccalauréat.
• Sa transcription phonétique où les lettres accentuées sont marquées en gras. La représentation, sans utilisation de l’alphabet international, a l’avantage de distinguer précisément la partie accentuée, qui ne coïncide pas toujours avec une syllabe.
• Son étymologie, lorsque le mot vient du français. Pourquoi ? C’est parce que les deux tiers du vocabulaire anglais proviennent du français (rarement directement du latin), et sont demeurés assez figés dans leur orthographe, leur sens, et leur prononciation; c’est en général le français qui évoluait, d’où les difficultés d’orthographier des mots voisins et de ne pas se tromper sur leur signification.
C’est aussi l’occasion de retrouver des mots, conservés en anglais, mais que le français a oubliés après les avoir donnés. Dire « les français » serait plus exact, puisqu’il est maintenant la fusion de plusieurs dialectes, avec hélas beaucoup de pertes; l’anglais provient surtout des langues d’oïl, particulièrement le normand et le picard, mais aussi des langues d’oc. Il ne faut pas oublier l’histoire.
Le français a inversement emprunté à l’anglais, depuis la séparation complète des deux pays, mais considérablement moins; quant au moderne « franglais », son influence regrettable est faible quoique voyante, et généralement éphémère.
L’intérêt de savoir l’étymologie pour mieux se souvenir de la prononciation correcte peut être illustré sur quelques exemples donnant souvent lieu à des erreurs.
• engine : le i doit-il être prononcé i ou aïe ? Sachant que le mot vient du français engin au sens d’outil, que si le français n’a pas d’accent, il a des syllabes plus ou moins longues et brèves, voire muettes, enfin que le g anglais est un dj français, on comprend que le i n’a aucune raison d’être diphtongué, surtout après l’attaque du en, et qu’il faut prononcer endjin’.
• development : où est l’accent tonique ? Sachant que l’origine est desveloper, on voit que la racine est velop où le e est plus long que le o, que des n’est qu’un préfixe, et donc que l’accent est sur vel.
• dowager : comment prononcer ce mot ? Partant de l’étymologie douag(i)ere, on remarque que le doua est très long, le ie bref, et le dernier e muet; comme le g suivi de e ou i se prononce j en français, l’accent est sur dow, donnant dowuhjer.
Les auteurs sont bilingues et binationaux, Professeur des Grandes Écoles et Professeur agrégée.
